un ami m’annonce la rupture consommée avec celle qui fut sa compagne pendant trois ans et plus
je ne m'attriste pas sur son sort, pour quoi faire ? c'est sa vie, je n'ai pas à m'immiscer là-dedans, encore moins à faire de commentaires, les histoires comme les ruptures n'appartiennent même pas aux personnes qui les vivent, les rationalisations sont à mon sens oiseuses, qu'importent les pourquoi ? ils changeront au fil du temps, avec le recul, la mémoire est si capricieuse... et nous faisons tous montre d'une cécité mnésique accommodante pour ne pas nous encombrer de regrets ou de remords...
enfin, pas tous, à écouter ceux et celles qui passent dans mon bureau vider leur sac et mes paquets de bonbons : beaucoup expriment leur rancœur, accordent à l'autre tous les vices et tous les torts, ne mâchent pas leurs mots, ont la dent dure et la larme facile
le plus souvent, je les écoute d'un oreille distraite, peu m'en chaut de leurs jérémiades, ils sont terriblement égoïstes ceux-là qui ne savent que se plaindre et se lamenter sur l'injustice du monde sans se remettre eux-mêmes en question...
le plus souvent, je les écoute d'un oreille distraite, peu m'en chaut de leurs jérémiades, ils sont terriblement égoïstes ceux-là qui ne savent que se plaindre et se lamenter sur l'injustice du monde sans se remettre eux-mêmes en question...
je réprouve les "pourquoi" des cartésiens convaincus, je n'y vois que la quête triste d'une vérité illusoire, je leur préfère les "comment" qui permettent de garder le cap, lège, vers l'avenir ; certes, nous ne pouvons nous défaire complètement de notre passé -et pour cause !- mais autant ne pas s'y complaire
la réponse à un "pourquoi" n'est qu'une réponse parmi d'autres, même pour les questions scientifiques, les réponses sont sujettes à caution : il nous faut garder à l'esprit qu'une réponse n'est recevable qu'en tenant compte de sa contextualisation (histoire, géographie, culture, vécu, moral, psychisme, santé, et j'en passe...) et ne jamais enclore notre regard d'œillères qui aveuglent aussi bien notre entendement : la bêtise est sans doute la pire tare qui soit
le plus à craindre, donc, est de s'attacher à une version de l'histoire (amour/rupture) et de la rabâcher mot à mot sans plus faire attention à ce qu'elle raconte vraiment
je n'en démordrai pas : le contraire absolu de l'amour, c'est la bêtise
je n'en démordrai pas : le contraire absolu de l'amour, c'est la bêtise
ce qui m'affectait hier était la perte d'une illusion, d'un rêve, j'aime bien savoir que les gens s'aiment, c'est con, je sais, mais l'idée que "ça existe" me plaît, ça rend le monde plus... beau ! tout simplement... je m'autocite (le comble de la vanité, n'est-il pas ?!!) :
"je me rappelle James Stewart dans le film Harvey (il y interprète Elwood P. Dowd, un original qui prétend être accompagné en permanence par son ami Harvey, un lapin géant invisible, avec lequel il converse souvent : un Pooka, pour qui connaît), quand il disait "pendant de longues années, j'ai été intelligent, et puis j'ai choisi d'être aimable, et la vie est beaucoup plus agréable ainsi" (ou un truc du genre), et j'ai toujours voulu suivre ce précepte... (dévoyée par le cinéma ? même honte !!!)"

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